Généalogie et avenir du collectivisme européen

Sorti des narratives politiques, les programmes politiques d’Hitler, Mussolini et de Staline était socialistes, élus par une frange socialiste de la population, en tant que partis socialistes, menés avec des socialistes; pas de mesure de ‘droite’: critique du capitalisme financier, nationalisation, partage des profits, extension de la protection sociale, réforme foncière, subordination de l’individu au collectif, anti-bourgeoisie.. L’échec structurel de cette économie dirigée conduit le régime à financer son système par la confiscation du patrimoine d’une catégorie de la pop, sous prétexte de collectivisme, jusqu’une répression terrible. Hitler hérite de l’État bismarckien, avec lui Ley et Hilgenfeldt ont systématisé des techniques modernes d’État social comme l’encadrement du travail et globaliser sur l’Europe. L’héritage socialisme ouvrier Allemand du XIXe est inscrit dans une culture chrétienne, conservatrice et paternaliste (themes ‘d’extreme droite’) c’est remplacé par les nazis par l’appareil social de proximité, territorialisé, massif, administré et politisé; et impose une logique de communauté nationale étatisée et partidarisée. Cette partie est le socialisme ‘démocrate’ actuel.
Nous sommes en France et en l’Europe dirigés par une Allemagne issue cette réécriture politique. En France le socialistan couvre de l’extrême gauche à l’extrême droite, et les travailleurs ne votent plus à gauche. Cette déconstruction du sens des partis politiques, vient de Macron “ni de gauche, ni de droite” mais l’ancrage est en amont pour effacer le nazisme de l’Histoire du socialisme et de la construction Européenne.
Hors, les mêmes causes, mêmes effets, le collectivisme confisque (impôts et taxes) à de nombreuses catégories de la pop mais suffisament peu polémiques : prétextes environnementaux, d’opinions sur les réseaux, d’usage des fonds, ‘les riches’, ‘ceux qui ont un patrimoine de plus de 1 millions d’euros’, ceux qui ont des piscines, ceux qui ont des poulaillers… pour soutenir une économie dirigée qui n’est toujours pas viable. La privation des libertés s’accélère, la confiscation aussi à travers des budgets de l’Etat, et le numérique permet des dérives (censure, espionnage total, blocage des fonds, révocation de signatures..) sans contre pouvoirs constitutionnels. La suite de l’histoire pourrait être terrible.
L’euro est à surveiller car ce n’est pas qu’un instrument d’échange. C’est aussi une architecture de discipline : limitation de la dévaluation nationale et du financement, surveillance, réformes structurelles, convergence forcée.. et l’euro numérique appliquera cela au niveau des individus. La situation allemande sous Hitler montre qu’un système de règles monétaires strictes peut être détourné lorsque le pouvoir politique veut financer des objectifs massifs. La question contemporaine est donc celle du déplacement du pouvoir monétaire et budgétaire vers des dispositifs peu lisibles, difficilement contrôlables et politiquement déterminants.
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